A l’entrée des hauts du nord, Tomli arriva dans une ville encore fumante des derniers assauts d’orcs : Pont-à-tréteaux.
Il y rencontra des hommes désespérés, blessés, fatigués. On lui indiqua la direction d’Esteldin, en affirmant que oui, ils avaient bien croisés Aschelia et qu’elle leur avait porté une grande aide pendant quelques temps.
A la sortie de la ville ravagée, il regarda l’horizon. Au loin, tout au nord, il y avait Fornost… La route menant vers cette vieille cité bifurquait vers Esteldin, il n’avait qu’à la suivre sans se tromper de direction.

L'entrée de la cité de Fornost
Le ciel s’assombrissait.
Au loin, un grondement.
Perplexe, Tomli leva un sourcil vers le ciel noir. Et se mit a chercher autours lui un endroit où s’abriter. S’il pleuvait, son chapeau allait s’abimer.
Puis un grand coup de vent frappa le visage de Tomli si fort qu’il en ferma les yeux !
Les rouvrant il s’aperçut que ce n’était pas simplement le vent qui l’avait frappé, mais une feuille de papier, là, en plein visage. Il prit la feuille et s’empressa de la froisser pour la jeter au sol.
Un autre coup de vent fit rouler la boule de papier à ses pieds.
Il la ramassa alors et vit qu’il y avait écrit quelque chose dessus…
« Qui que vous soyez, bonjour,
Je suis Penelhope Blancpeton.
J’ai envoyé ma nièce découvrir le monde, car j’ai bien conscience de ce qu’il se passe en ce moment. Les temps sont durs, beaucoup de choses changent et pas pour le mieux.
Je ne peux, de mon côté, rester inactive face à ces vieux démons revenus du passé. J’ai du partir et laisser Aschelia seule dernière moi, ne pouvant risquer de l’emmener avec moi dans mon voyage … Je l’ai donc envoyé à Bree pour qu’elle rencontre des gens capables de lui apprendre à se défendre et protéger les siens.
Si vous avez cette lettre entre les mains c’est que vous êtes lié à Aschelia d’une quelconque façon et je vous en prie, veuillez sur elle ! Elle est la seule famille qu’il me reste…
J’espère que nous nous croiserons un jour, que je puisse vous remercier pour toute l’aide que vous nous avez apporté.
Penelhope»